Le spectre de la certitude

La Vie des idées, que je remercie pour sa patience, publie ma note sur La quête de certitude, de Dewey.

Ci-dessous une version plus longue et plus « brute », qui cite d’autres textes et qui aborde des points qui ne pouvaient être développés dans un format court. Continuer de lire « Le spectre de la certitude »

L’expérience comme verbe ? Réflexions pragmatistes sur  « expériencer »

Mathias Girel, République des Savoirs, USR3608, ENS-Ulm; dernière version avant épreuves de L’expérience comme verbe ? Réflexions pragmatistes sur « Expériencer », Education permanente, 198, mars 2014. Si la méthode empirique était universellement ou généralement adoptée en philosophie, nous n’aurions aucun besoin de nous référer à l’expérience. Dewey (1925, 2012, 34). L’anglais philosophique des empiristes a une ressource que nous n’avons pas en français, la capacité à faire de l’expérience un verbe. To … Continuer de lire L’expérience comme verbe ? Réflexions pragmatistes sur  « expériencer »

Perfectionism in Practice: Shusterman’s place in Recent Pragmatism 

Abstract 

Building on recent texts, I give a characterization of Richard Shusterman’s specific variant of pragmatism, understood as a melioristic or perfectionist pragmatism, where ethical and political dimensions are deeply intertwined with the epistemological one. To do so, I focus on what seems to be Shusterman’s latest contribution to his interrupted dialogue with Richard Rorty in Thinking through the BodyContinuer de lire « Perfectionism in Practice: Shusterman’s place in Recent Pragmatism « 

Crystal-Clearness: For the Second-Rates

 Dernière version avant épreuves de M. Girel, Crystal-Clearness : For the Second-Rates, dans Torkild Thellefsen (Editor), Bent Sorensen (Editor), The Peirce Quote Book – – Charles Sanders Peirce in His Own Words, de Gruyter, 2014 « Crystal clearness, such as we justly require in mathematics, in law, in economics, is in philosophy the characteristic of the second-rates. The reason is that the strongest men are able to seize an all-important conception … Continuer de lire Crystal-Clearness: For the Second-Rates

L’expert scientifique et les critères : Regards sur le droit Américain et sa philosophie des sciences implicite

Sans titre

Dernière version avant épreuves de L’expert et les critères : Regards sur le droit Américain et sa philosophie des sciences implicite, in (coll.), Sciences et Société : les normes en question, Arles Actes sud, mars 2014.

En apparence, le droit et la science couvrent des domaines fort différents, ne serait-ce que par leurs finalités respectives : la science cherche la vérité, donne méthodiquement des explications naturelles de phénomènes naturels ; le droit cherche, entre autres, à réguler le comportement humain, il permet d’établir des responsabilités, il vise la justice. Très souvent, cette différence première se double de l’hypothèse d’un retard structurel du droit sur la science : la science ouvrirait des possibles, par ses applications techniques, par les nouveaux usages et les nouvelles pratiques qu’elle permet, et le droit viendrait ensuite pour réguler ces pratiques. La puissance indisciplinée, amorale et apolitique de la science, se verrait disciplinée, canalisée par le droit. Comme le dit Rafael Encinas de Munagorri, avant de critiquer cette image : « Il y aurait, pour reprendre l’analogie avec le décalage horaire, le jet lag, une sorte de décalage juridique, le law lag. Le soleil serait déjà levé du côté de la science ; le droit, encore dans la nuit, peinerait toujours à rattraper son retard. » Cette distinction est discutable, ne serait-ce que parce que dans de nombreux cas, le droit contribue à la production d’une vérité, et que la science, la technologie et la société sont inextricablement liées, mais elle l’est pour une raison beaucoup plus factuelle : ces deux systèmes de normes, ainsi que leurs temporalités respectives, se télescopent très concrètement dans le cas de l’expertise scientifique, qui relève des deux régimes.  Continuer de lire « L’expert scientifique et les critères : Regards sur le droit Américain et sa philosophie des sciences implicite »

Peirce’s Early Rereadings of his Illustrations: the Case of the 1885 Royce Review

Abstract Interpretations of Peirce’s development after 1898 often mix three kinds of arguments: one argument about belief, one argument about philosophy and practice, and one argument about the causal role of James’s writings on Peirce’s development. I shall focus here on the last two points: theory and practice and the alleged role of James. James’s role in Peirce’s development is somewhat overestimated and one can doubt Peirce’s worries about … Continuer de lire Peirce’s Early Rereadings of his Illustrations: the Case of the 1885 Royce Review

Dossier « Fauteurs de doute » dans Critique, janvier 2014

En marge des travaux réalisés dans ce projet, voici un dossier publié dans Critique, comprenant notamment un entretien inédit de Robert Proctor réalisé cet été. Lien vers la revue Extrait du site de Critique: Le doute, l’ignorance assumée ont longtemps été des armes sceptiques ; l’esprit critique, la méthode scientifique y ont vu une dimension constitutive de la connaissance. Mais aujourd’hui, certains se font un art d’invoquer … Continuer de lire Dossier « Fauteurs de doute » dans Critique, janvier 2014